Négociation dans la métallurgie : des accords en demi-teinte pour la CFDT, une signature partielle et des attentes fortes
Un cycle de négociation ouvert depuis avril 2024 vient de prendre fin dans la branche de la métallurgie et la CFDT n’a pas trouvé satisfaction sur l’ensemble des accords.
Sur les négociations de la grille des salaires mini de la métallurgie :
La CFDT a refusé de valider l’année dernière les propositions patronales qui étaient insuffisantes. Une deuxième année sans signature aurait constitué un échec pour le dialogue social et aurait fait passer deux coefficients de la convention collective sous le SMIC.
Ainsi, malgré une proposition peu ambitieuse de la partie patronale à 0,91% en moyenne, la CFDT a signé cet accord notamment parce que les premières classifications sont légèrement mieux revalorisées et permettront aux salariés qui sont au mini d’améliorer leurs pouvoir d’achat. La non-signature se serait traduite par un gel des rémunérations minimum pour 2026
Sur les accords d’intéressement et de participation aux bénéfices :
Le compromis n’a pas été trouvé. L’accord de branche de participation permet aux entreprises de moins de 50 salariés de déroger à la formule légale sans nécessairement passer par accord d’entreprise.
Si nous étions d’accord sur le principe de déroger pour une formule plus simple elle ne doit pas systématiquement être moins favorable pour les salariés que la formule légale.
Malheureusement, malgré l’insistance de la CFDT, la partie patronale n’a jamais souhaité laisser la liberté aux entreprises de déroger de manière plus favorable. L’accord ne permettant de mettre en place ce dispositif qu’avec des formules dérogatoires défavorables aux salariés, la CFDT a refusé de le signer.
Dans le cadre de l’accord d’intéressement, l’absence de critères autres que financiers ne nous a pas permis de signer.
Concernant l’épargne salariale :
La CFDT défend de longue date la mise en place de dispositifs de branche sur l’épargne salariale.
Ce cycle de négociation a aussi été l’occasion de négocier des accords PEI (Plan d’Épargne Interentreprises) PERCOI (Plan d’Épargne Retraite d’Entreprise Collectif Interentreprises) et l’accord relatif à la gouvernance et au suivi du dispositif d’épargne salariale de branche. Les dispositions de ces accords ont été jugées suffisantes par la CFDT qui les a signés et permettra ainsi de promouvoir l’épargne salariale pour l’ensemble des salariés de la branche.
C’est par souci de compromis que la CFDT a signé partiellement ces accords.
La CFDT métallurgie continuera à négocier des accords bénéfiques aux salariés sans jamais brader sa signature. Les enjeux qui nous attendent dans les prochaines négociations à venir notamment sur l’emploi et le handicap invitent à un dialogue social de qualité.

