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j’adhère à la FGMM CFDT

La CFDT boycotte la venue du président de la République à ArcelorMittal France

La CFDT fait le choix de boycotter la venue du président de la République sur le site de Mardyck ArcelorMittal France. La CFDT refuse de participer à une opération de communication qui relève davantage de la mise en scène politique plutôt qu’une réponse sérieuse aux enjeux industriels, sociaux et environnementaux auxquels les salariés sont confrontés.

Comment peut-on fanfaronner sur des investissements en matière de décarbonation alors que ceux-ci ont deux ans de retard et sont très largement inférieurs à ceux prévus initialement ?

Depuis le début, la CFDT a multiplié les invitations afin que le président entende directement la réalité vécue par les salariés : perte continue de pouvoir d’achat, dégradation des conditions de travail, outils industriels vieillissants et surtout suppressions massives d’emplois et désengagement progressif de France et d’Europe orchestré par Mittal à l’heure même où l’on nous parle de souveraineté industrielle.

La CFDT le répète encore une fois, cette annonce est un écran de fumée et ne suffira pas. Nous sommes très loin du plan initial pour AMF et pour la France, alors que ArcelorMittal a obtenu tout ce qu’il a exigé :
- Un plan acier européen largement façonné par et pour ArcelorMittal.
- Une limitation des importations.
- Un ajustement carbone sur mesure.
- Un contrat de 18 ans avec EDF incluant des tarifs préférentiels.
- Sans oublier évidemment les nombreuses aides publiques offertes sans aucune contrepartie.

Pour la CFDT, la situation est claire. Nous assistons aujourd’hui à une véritable mascarade. Où est le respect des salariés et des instances du personnel ? L’État révèle désormais au grand jour qu’il préfère se placer au service des intérêts de Mittal plutôt que d’être au chevet des salariés et de l’industrie. Cette posture est indigne des enjeux sociaux, industriels et climatiques auxquels notre pays est confronté.

La CFDT refuse d’être le figurant d’un théâtre politique où les salariés sont sacrifiés sur l’autel de la rentabilité et de la communication. Il n’y a pas plus aveugle que celui qui ne veut pas voir, mais il n’y a rien de plus dangereux qu’un État qui choisit délibérément de détourner le regard.

Notre boycott est un acte de responsabilité et de solidarité envers l’ensemble des travailleurs de la sidérurgie qui n’auront, après cette journée, toujours aucune vision sur la stratégie d’ArcelorMittal, que ce soit à court, moyen ou long terme, et ni sur l’avenir de la sidérurgie française.