Groupe SEB : La CFDT entre en négociation pour un accord de rupture conventionnelle collective
Le Groupe SEB est un acteur historique sur le marché du petit électroménager, où il occupe plusieurs positions de leadership. Ce marché connaît plusieurs évolutions : ralentissement des ventes en Europe, évolution des modes d’achat, augmentation significative de la concurrence à l’échelle internationale.
Les performances économiques du Groupe s’éloignent des objectifs qu’il se fixe chaque année. Cependant, la marge opérationnelle de 2025 est de 7,4 %. La Direction a décidé d’accélérer sa transformation pour infléchir cette tendance.
Le siège du Groupe SEB (32 000 salariés dans le monde, 6 000 en France) est basé à Écully (69). En France, les effectifs se répartissent pour 40 % de main-d’œuvre directe (opérateurs de production) et 60 % de main-d’œuvre indirecte (R&D, fonctions support).
La Direction a annoncé aux représentants du personnel l’impact de la transformation en France. En France, six sites industriels seraient concernés par ce projet de réduction des effectifs en main-d’œuvre indirecte (MOI), ce qui représenterait jusqu’à 500 postes (13 %).
Pour atteindre cet objectif, la Direction propose :
• Le non-remplacement des départs naturels.
• Les mobilités internes.
• Les départs volontaires (RCC à négocier).
Bien qu’aucun départ contraint ne soit annoncé, les élus CFDT, aux côtés des salariés, expriment leur profonde inquiétude quant à l’avenir des sites en France.
La CFDT sera vigilante face :
• Au caractère réellement volontaire des départs ;
• Aux conséquences sur la charge de travail ;
• Aux risques de mise en péril des sites industriels français.
Les équipes CFDT sont totalement mobilisées pour défendre les salariés et pour trouver des solutions équitables et pérennes pour l’ensemble des parties prenantes concernées.
Après quelques négociations décevantes, la CFDT entre en négociation pour un Accord de Rupture conventionnelle collective (RCC) avec beaucoup d’attentes.

