DEFONTAINE La Bruffière : la CFDT déplore une dégradation du dialogue social
La CFDT tient à alerter sur la dégradation progressive du climat et du dialogue social au sein de l’entreprise DEFONTAINE à La Bruffière. Depuis le départ à la retraite de l’ancien directeur, membre du COMEX, une nouvelle organisation a été mise en place avec la nomination de trois nouveaux directeurs pour assurer sa succession. Malheureusement, cette réorganisation a contribué à la détérioration du dialogue social.Depuis ce nouveau COMEX, le climat social s’est nettement dégradé. Malgré des résultats économiques positifs et d’importantes remontées financières vers les actionnaires, les conditions de travail se dégradent.La directrice financière a instauré un climat anxiogène et pratique une gestion des équipes jugée inadaptée. Un chef d’entreprise se doit, par son comportement, d’incarner l’exemplarité attendue. Or, certains dirigeants semblent s’éloigner de cette exigence fondamentale, adoptant des comportements peu corrects, voire contestables.Il est donc crucial de rappeler que le pouvoir doit toujours s’accompagner d’intégrité. Un dirigeant exemplaire inspire, fédère et construit sur le long terme. À l’inverse, un comportement déplacé finit toujours par avoir des conséquences, tant humaines qu’économiques. L’entreprise mérite un dirigeant à la hauteur de ses responsabilités.L’éthique professionnelle et la responsabilité sociale ne sont pas des options, mais des piliers essentiels d’une réussite durable. Sans cela, le climat interne se dégrade, la motivation des équipes chute et la crédibilité de l’entreprise est mise à mal.La CFDT constate une perte de confiance des salariés envers la directrice financière et s’inquiète particulièrement de la souffrance exprimée par plusieurs collaborateurs. Il est urgent de rétablir un dialogue social de qualité, d’écouter les équipes et de prendre des mesures concrètes pour améliorer les conditions de travail.Ce comportement a conduit le CSE à déclencher un droit d’alerte, consigné dans le registre prévu à cet effet, à l’accueil de l’entreprise, afin de protéger les salariés en souffrance.Une enquête a été menée par un organisme certifié, via l’inspection du travail, au cours de laquelle les salariés concernés ont été entendus. Cette enquête est désormais terminée : la directrice financière ne fait plus partie des effectifs.Dans ce contexte, les négociations annuelles obligatoires (NAO) ont été difficiles, en raison de la rupture du dialogue avec la direction. Les avancées obtenues l’ont été aux forceps, grâce à une mobilisation forte et un débrayage des salariés.La CFDT remercie chaleureusement l’ensemble des salariés pour leur présence et leur soutien.