ArcelorMittal : la FGMM-CFDT dénonce les manœuvres de la Direction et la casse sociale en Europe !
Cette nouvelle annonce du 29 janvier actant la possible délocalisation de 5 600 postes de fonctions support vers l’Inde conforte ce que la CFDT dénonce depuis plusieurs mois sur la stratégie de désengagement du Groupe en Europe : 20 pays sont concernés, dont 1 650 postes en France. Cette annonce est faite au moment même où un accord de libre-échange entre l’UE et l’Inde est finalisé…Rappelons qu’une première étape de délocalisation a déjà été menée l’an dernier. Pendant ce temps-là, les actionnaires s’enrichissent alors que les salariés subissent des PSE et des fermetures de sites !
Aujourd’hui, cette deuxième vague de délocalisation est de bien plus grande ampleur !
Les représentants syndicaux CFDT, qui se sont investis aux côtés de la Direction pour soutenir le Plan Acier et protéger la sidérurgie européenne, se sentent trahis.
Aujourd’hui, le Plan Acier est en passe d’être validé et répond à toutes les demandes du Groupe. Même le prix de l’énergie n’est plus un problème après l’accord signé avec EDF pour un tarif négocié sur 18 ans.
Et Mittal dans tout cela ? Toujours aucun investissement effectué sur la décarbonation, étape obligatoire pour pérenniser la sidérurgie et l’emploi en Europe, malgré les millions d’euros d’aides publiques octroyées sans aucune contrepartie.
Pour la CFDT, ce n’est pas qu’une simple affaire de fonctions supports, mais cela déséquilibre toutes les fonctions industrielles en Europe : il est grand temps que les politiques prennent leurs responsabilités. Il en va de l’avenir du Groupe et de la vie des salariés !
La CFDT est engagée au niveau du Comité d’entreprise européen et dans les groupes de travail européens (Industriall Europe, Global Union, OCDE) et ne manquera pas d’interpeler les représentants des employeurs européens de l’acier, Eurofer, ainsi que les membres de la Commission européenne, en commençant par ce mardi 3 février à Bruxelles.
Au niveau français, la CFDT a d’ores et déjà demandé une rencontre avec les ministres concernés.

